
En 1946, Michel, fils d’André Laurent, est un jeune apprenti charcutier de 14 ans. Trois ans plus tard, il devient agriculteur quand ses parents, accidentés, se retrouvent immobilisés pour de nombreux mois. Sa formation initiale lui sera cependant très utile dans l’immédiat après-guerre. Les charcutiers, salaisonniers et restaurateurs vont absorber sa production de choucroute légume qui croît rapidement et régulièrement, de 700 tonnes dans les années 1950 à 8000 tonnes dans les années 1990. Il réinvestit aussitôt l’argent gagné dans des bâtiments de fabrication. En 1960, il construit la première conserverie de choucroute puis perfectionne les équipements au fil des années : autoclave, machine à étiqueter, cuves en fibre de verre, ensacheuse à doypack, sertisseuse, peseuse associative, ... .
Parallèlement, l’exploitation grossit pour atteindre aujourd'hui 16 000 tonnes de choux dont les 2/3 sont produits en partenariat avec un groupement d'agriculteurs.
Devenu patron d’une PME, Michel comprend rapidement que ses recettes doivent évoluer, tout en restant persuadé que le créneau des mets traditionnels et artisanaux, produits réguliers et fiables, est un gage de qualité porteur.
Vendue nature au départ, la choucroute légume Laurent s’agrémente de lardons, de raisins ou de Champagne. Le conditionnement traditionnel en conserve cède en partie la place à de nouvelles présentations. Aux charcutiers, l’entreprise Laurent propose de la choucroute sous vide, que le consommateur peut accompagner de la charcuterie fraîche de son choix.
La société Laurent a connu et su anticipé les révolutions technologiques successives : le seau de 25 kg a remplacé le tonneau de bois dans les années 1970, puis la cuisson et le sachet sous-vide ont permis d'étoffer la gamme. Aujourd’hui, les portions de 250, 500 g ou 1 kg sont monnaie courante et la R & D travaille sur les conditionnements de demain.